Le filin Fil d’information en santé environnementale

Pour le cluster d’ATMS identifié dans le Morbihan en 2019, les travaux complémentaires n’ont pas permis d’identifier d’exposition à un facteur de risque commun à ces grossesses ou une surexposition à risque dans l’environnement de résidence des familles du cluster d’ATMS, dans une commune du Morbihan. En Loire-Atlantique, s’il met en évidence sur la base d’analyses statistiques l’existence de deux cas groupés pour des enfants nés dans la même commune, le comité d'experts scientifiques (CES) ne recommande pas d’y mener des investigations supplémentaires. Enfin, le CES confirme la nécessité de renforcer le dispositif de surveillance des anomalies congénitales en France et d’améliorer la connaissance de leurs facteurs de risque afin de mettre en place des actions de prévention ciblées, conformément à la feuille de route publiée le 16 juin 2020 par le ministère des Solidarités et de la Santé.

Santé publique France, Anses, 2021-05-20, 93 p.

Par ailleurs, le signalement de 3 nouveaux cas suspects d'ATMS nés en 2016 dans les Bouches-du-Rhône a fait évoquer l'existence d'un nouveau cluster. Afin de rechercher un éventuel excès de cas et une exposition environnementale commune, Santé publique France a lancé une investigation avec l'appui des deux centres pluridisciplinaires de diagnostic prénatal (CPDPN) des Bouches-du-Rhône et du Centre de référence des anomalies du développement, et syndromes malformatifs du Sud-Est. Les résultats ne sont pas en faveur d'un excès de cas durant la période de l'étude ni d'un lien éventuel avec une exposition aux émissions des industries de la zone de l'étang de Berre, aucune des mères des 15 cas d'ATMS isolées ne résidant dans la zone identifiée comme exposée à cette pollution. Ils confirment également que le repérage des cas d'agénésie transverse des membres supérieurs isolés dans les bases de données des CPDPN et du PMSI manque probablement d'exhaustivité comparativement au recensement réalisé par les registres des malformations congénitales. La mise en place d'un dispositif national de surveillance multisource des malformations congénitales au niveau national, complémentaire du réseau actuel des registres, devrait permettre à terme de mieux appréhender leur dynamique à l'échelle de l'ensemble du territoire et de détecter d'éventuels excès spatio-temporels.

 Chaud Pascal, Mrabt Fatiha, Malfait Philippe, Santé publique France, 2021-05, 26 p.

Publié le 25/05/2021

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