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Depuis 10 ans, l’Anses coordonne un dispositif de vigilance sur les effets indésirables des produits phytopharmaceutiques une fois mis sur le marché. Le bilan publié à cette occasion témoigne de l’intérêt d’adopter une approche « One Health » (une seule santé) pour appréhender les enjeux sanitaires et écosystémiques propres aux produits phytopharmaceutiques. Ce dispositif pourrait gagner en puissance pour éclairer les politiques publiques grâce à l’accès aux données d’application des produits.
L’Anses met en œuvre la phytopharmacovigilance (PPV) depuis sa création par la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt de 2014. Ce dispositif de vigilance vise à identifier des signaux d’effets indésirables liés aux produits phytopharmaceutiques et à les faire remonter aux différents acteurs chargés de l’évaluation et de la gestion des risques. La PPV s’intéresse à l’ensemble des effets indésirables potentiels de l’application des produits : sur la santé des travailleurs et de la population générale mais aussi sur la flore et la faune non ciblés par les traitements phytosanitaires et, plus globalement, sur les milieux et écosystèmes. Elle s’efforce aussi de capter les effets chroniques, c’est-à-dire ceux qui surviennent dans la durée, à la suite d’expositions modérées et répétées.
ANSES, Actualités, 2025-11-25
Publié le 25/11/2025
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